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JUIN 2009
La très belle revue italienne FUMETTO publie dans son numéro 69, daté de mars 2009, la deuxième partie d’une étude sur les dessinateurs italiens qui ont travaillé pour des publications anglaises. Une notice bibliographique présente les participants, par ordre alphabétique (d’Alessandrini à Elettori), et les séries sur lesquelles ils ont travaillé. On y trouve notamment de précieuses informations sur la production mineure d’auteurs majeurs comme Battaglia et Buzzelli. Parmi les nombreux articles de ce numéro, à noter celui sur Joe Palooka, un comic books des années 1940/1950, et celui sur Charlie Chan, suivi de la réédition d’un court récit complet.
L'abonnement annuel coûte 110 euros et donne droit à 4 numéros de la luxueuse revue et à deux volumes (Tom Corbett de R. Bailey et Sergente Kirk d’H. Pratt).
ANAFI, via Emilia Ospizio, 102 ; 42100 Reggio Emilia, Italie. Info@amicidelfumetto.it
Roy Crane (Captain Easy, Buz Sawyer), auteur américain important mais peu traduit en France, a fait l’objet d’un dossier dans le numéro 121 de HOP ! Par ailleurs, la revue continue d’exhumer des pans entiers d’un patrimoine français des années 1940/1950 totalement tombé dans l’oubli (suite des dossiers Niezab et Claude Henri) et publie la fin d’un péché de jeunesse daté de 1949 de l’Italien Gallieno Ferri, insupportable de médiocrité. Cette réédition, difficilement lisible aujourd’hui, est pourtant bienvenue car elle permet de donner une vision de l’histoire de la bande dessinée moins faussée. Ce que l’on connaît des années 1945/1970 se résume généralement aux albums des séries prépubliées dans Spirou, Tintin ou Pilote. Or, le niveau qualitatif de ces hebdomadaires est sans commune mesure avec le reste de la production. La nullité tant graphique que narrative de ce Fantôme Vert est loin d’être exceptionnelle. C’est peut-être le seul aspect positif de la loi du 16 juillet 1949, réglementant les publications destinées à la jeunesse, que d’avoir fait disparaître ces infâmes produits. Mais c’est un aspect bien mineur de cette loi, globalement néfaste, dont les conséquences principales auront été de brider la créativité des producteurs et d’infantiliser les productions durant plusieurs décennies.
Hop !
56 boulevard Lintilhac, 15000 Aurillac (7,60 euros + 1,65 euros de port ; chèque à l'ordre de AEMEGBD.)
COMIX CLUB annonce sa prochaine disparition avec son numéro 11, prévu pour novembre 2009, consacré à « la jeune garde nord-américaine : Aaron Renier, Alec Longstreth, Dash Shaw, Kazimir Strzepek ». « Les raisons sont tout simplement une certaine lassitude de l’équipe Groinge (mais pas de Jean-Paul Jennequin, véritable super héros de la critique, dont nous ne louerons jamais assez l'enthousiasme, la curiosité, l'exigence, et le dynamisme)», indique l’éditeur.Seul support critique avec la revue annuelle et institutionnelle 9e Art, Comix Club avait axé son contenu sur l’œuvre d’auteurs alternatifs (Kochalka, Nylso, Porcellino, Lundkvist, Hart, Josso, etc.) et sur une réflexion sur la bande dessinée. Inutile de préciser que c’est un bien mauvaise nouvelle, d’autant que la disparition des supports critiques sur papier n’est pas compensée par l’apparition de nouveaux sites critiques sur internet.
Anciennes niouses ici
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